UA-73261821-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Vers une expression du symbole?

    1. DEFINITION:

    Le mot symbole dérive du grec sumbolum qui dérive du verbe sumballeim (symballein) [de syn-, avec, et ballein, jeter] signifiant "mettre ensemble", "joindre", "comparer", "échanger", "se rencontrer", "expliquer"

    Le "sumbolum" était constitué de deux morceaux d'un objet brisé, de sorte que leur réunion, par un assemblage parfait, constituait une preuve de leur origine commune et donc un signe de reconnaissance très sûr. Le terme "symbole" est apparu en 1380. Par la suite, des formes d'abstraction, comme le langage ou la gestuelle ont pu remplacer les objets dans leur fonction de représenter un engagement, une promesse, une alliance, un contrat, un pacte scellé entre deux partenaires (par exemple, une poignée de main sera le symbole d'un accord). Dans ce sens, un symbole est donc un objet sensible qu'on "pose côte à côte avec" une réalité abstraite ou surnaturelle qu'il est destiné à représenter. Le symbole est le terme visible d'une comparaison dont l'autre terme est invisible. 

    2. ANALYSE 

    L'analyse et la compréhension du phénomène du symbole est un outil de progression personnelle selon 4 sens:

    - Premier sens littéral : ce que je vois n'a d'autre sens que ce que je vois

    - Deuxième sens allégorique : ce que je vois me renvoie à autre chose que ce que je vois

    - Troisième sens moral et créatif : ce que je vois me permet de construire un projet et de me fier à une éthique particulière.

    - Quatrième sens : mystique ou évolutif, capable de transformer la vie intérieure d'un être en l'élevant vers de hautes destinations. 

    Dans son dictionnaire des symboles (Ed. Seghers), Jean Chevalier écrit:

    le symbole est capable de relier, dans un même mouvement de connaissance et d'amour humain, le cosmique et le divin. Nous vivons dans un monde de symboles, un monde de symboles vit en nous. Nous ne nous connaissons nous-même, nous ne connaissons les autres, et nous ne pouvons percevoir l'existence d'autres univers que par la perception des symboles qui nous relient les uns aux autres.

     

    L'antonyme du symbole, c'est le diabolique : ce qui divise. Le diabolique est au sens propre pour les Grecs le bâton qui semble rompu lorsqu'il est plongé dans l'eau ; au sens figuré, c'est l'apparence trompeuse. Ce qui est trompeur, fait croire à la cassure et relève de l'illusion des sens est de l'ordre du diabolique ; ce qui rapproche, reconstitue l'unité ou la totalité originelle en dévoilant du sens est de l'ordre du symbolique.

    HISTOIRE, MEMOIRE ET RECHERCHES :

    Le repère du symbole est intéressant du point de vue de l'écriture cinématographique. Mon premier travail sur cette expression fut un scénario écrit en université de Valenciennes et qui devait prendre le thème du mot "parabole". Ce scénario racontait l'histoire de deux cyclistes, frères ennemis.

    Dans "L'enfance d'Ivan" comme dans "D'un fils à une aiguille" on retrouve cette tentative d'expression cinématographique du symbole : on peut la retrouver dans mes influences cinématographiques et dans différents modes d'expressions transversaux qui m'intéressent : l'écriture, la photographie, le cinéma et le web.

    Ce qui est riche c'est la pluridimensionalité de ses modes d'écriture, la confrontation et la variété de ses interprétations pour le spectateur. Mes recherches sur l'image, les sons, les musiques et l'impact de ses éléments sur un public sont plurielles. Ce qui me guide c'est la simplicité et la recherche des émotions justes au service du film.

  • Lectures

    En ce moment, je lis Bruce Charwin (Le chant des pistes) et Andrei Tarkovski (le temps scéllé). Je suis un peu entre les deux : l'appel au voyages et aux contrées lointaines (plutôt le style de Bruce Charwin) d'un côté, les racines, le passé et le courage simple et vrai (plutôt Tarkovski) de l'autre. J'apprécie aussi les contes mythiques (en ce moment d'ailleurs, c'est une vrai déferlante au cinéma !).

    Si vous avez lu ma "biographie" vous savez que j'écris très régulièrement depuis l'adolescence. Quand j'étais ado j'ai d'ailleurs co-écrit un petit livre sur le thème du voyage dans le temps.

    Un des films qui a marqué ma vocation fut sans doute "La Jetée" de Chris Marker (adapté par Terry Gilliam avec "L'armée des 12 singes) Quel choc, aussi bien sur le fond que sur la forme.

    Ecrire une histoire à partir de la réalité et jouer sur les frontières (normalité, folie, réalité, rêve ou fantasme), ça m'a toujours un peu attiré. Mais toujours le documentaire, le "réel" plus difficile et plus riche en même temps à cerner nourrit nos histoires... je le pense.

    Je refuserais de faire des pubs en général mais j'aimerais bien faire du clip (peut être plus tard : métal ou musique du monde). Toujours faire des thèmes très forts et universels d'une manière originale... 

  • Texte de Pierre Rabhi, inspirant

    « Nous portons une forme d’insurrection, on n’accepte pas le monde tel qu’il est. Nous portons tous un contentieux qu’on essaie de régler comme on peut. Je pense qu’il y a en moi à la fois une volonté très profonde que le monde soit meilleur, mais à la fois une sorte d’insurrection permanente. Si on peut imaginer un seul mot : le minimum de cohérence. Ca veut pas dire que je suis cohérent, bien entendu, il faut rester modeste. Mais je cherche cette cohérence minimum entre le regard qu’on a sur le monde et l’action qui accompagne ce regard. Et cette action, et ce regard doivent être au minimum en harmonie. Le maître mot serait peut être la cohérence. »