19.08.2008

La route à faire ?

Vas y court court mon vieux,
Moi je te regarde courir
Courir après sa survie
Courir après ta vie
Comme le jour où tu l’aura oubliée
Comme le jour où le temps sera passé
Et que tu aura oublié
Que les autres ne t’ont pas rattrapés
Parce qu’on est tous enfermés dans nos cases
Où le temps s’écoule si vite qu’on oublie nos histoires
Parce qu’on cherchent simplement à s’aimer dans un monde détruit
Et que dans nos temps perdus, on ne sait même plus pourquoi on vit
On se révolte, on craque, on hurle
Et le lendemain on oublie...

En dedans en dehors, jusqu’au sang, comme la mort
Seul un paysage m’apaise
Comme la sueur comme la mer
Je ne suis déjà plus un corps
J’ai perdu toute existence et car tant m’efface.

Comme une ardoise qu’on écrase
Ici, où on passe tous nos vies devant des écrans
A chercher l’amour, le pouvoir ou l’argent...

Après tout, de quoi on rêve aujourd’hui quand on a 20 ans ?
Belle voiture, belle femme et enfants ?
Non. dernier jeu, dernier rêve, dernier monde fabriqué


Juste un jouet dans lequel on puisse se noyer
Juste pour le plaisir de s’y oublier

Les rêves de nos parents ne sont plus les nôtres.


Pour nous, il n’y a que sang, bière et fumées
Comme les briquets, les vers qu’on a dans la tête...
Enfant d’un génération perdue

Dans mes rêves d’ici comme d’autres
Je t’ai reconnue
Toi, perdue dans des temps autres
Tu me garde à vue
Tu me donne une histoire autre


Que celle que j’ai vécue

Car au fond, comme vous, comme d’autres
Je suis un perdu
Avec chaque jours tant à faire
Que j’oublie un peu ce mystère

Le mystère de la vie
Le mystère de la route à faire
Et pourtant, et pourtant

Je la fait

Barton

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