01.04.2009

24 city de Jia Zang Ke

La chine fait aujourd'hui peur comme un maillon en plein développement d'une croissance mondialisée. Avec le docu-fiction 24 city, Jia Zang Ke montre "l'autre chine". Celle qui a traversé des années de socialisme. Une usine a employé deux générations d'ouvriers sidérurgistes. Tous les ouvriers ont donnés toutes leurs vies pour ce travail qu'ils considéraient comme étant la finalité de leurs vies... Que produisaient-ils ? Des armes.

Et puis, aujourd'hui, on détruit cette usine 420 pour y construire 24 city. Une usine et une ville ultramoderne présentant une technologie de pointe dans l'armement toujours. Mais de nombreux ouvriers sont mis au banc de leur travail.

Conséquence humaine devenue banale de notre économie mondialisée, on constate les conséquences humaines de cette dominance du travail sur les individus. L'idée même de supprimer les identités des sujets humains pour le bénéfice d'un système financier.

La nouvelle génération qui est témoin de ce changement radical, que fait-elle ? Un témoignage d'une jeune femme, très émouvant, touche directement à cette problématique : elle veut travailler dans le commerce, gagner de l'argent à tous prix pour... payer un appartement à ses parents ex-ouvriers dans cette nouvelle structure : 24 city.

Un film courageux écrit, produit et réalisé par l'un des cinéastes chinois les plus prometteurs de sa génération. A voir.

Barton 

26.03.2009

Welcome de Philippe Lioret

Nouveau film du réalisateur de "Je vais bien ne t'en fais pas..", Welcome dévoile une réalité difficile des immigrés de Calais. Sous le couvert d'un film de fiction, Philippe Lioret montre une réalité contemporaine, humainement poignante. Vincent Lindon y trouve un rôle taillé à sa mesure, force une nouvelle fois de constater qu'il est un bon acteur dans le paysage du cinéma français d'aujourd'hui. 

Le genre de cinéma qui peut bouleverser. Un film tourné dans la région du Nord, assurément, à voir.

Barton 

25.03.2009

Une famille brésilienne de Walter Salles et Daniela Thomas

Le cinéma brésilien a une figure forte avec Walter Salles, habitué de la quinzaine des réalisateurs à Cannes depuis quelques années. Carnets de voyage pouvait avoir déçu (surtout après la sortie de Che de Soderberg).
Reste que ce nouveau film, Une famille brésilienne reste un film énergique et vivant, proche des personnages et de la situation du brésil contemporain. Une oeuvre de destins croisés, intéressantes dans sa mise en scène et forte dans son propos. A voir également.