25.01.2009

Séraphine de Martin Provost

Très beau portrait d'une peintre quasi inconnue du début du siècle, "Séraphine" est le genre de cinéma intimiste et touchant qui peut bouleverser. L'interprétation de Yolande Morreau est impressionnante et juste. Sans être dénuée de quelques longueurs, la lenteur du film est intéressante et son propos sur les liens possibles entre l'art et la folie, assez juste.

A voir. 

Et après ? de Gilles Bourdos

Question métaphysique par excellence, la mort a souvent été le sujet du cinéma. Le livre de Guillaume Musso, succès pubic fort de ces dernières années approche la mort à travers le récit d'un jeune homme, fermé et froid qui a failli mourir à 8 ans... mais qui est "revenu".

Le film suit la trame du livre avec l'appuie des images. Sans tenir toutes les promesses qu'il pourrait explorer, la mise en scène s'appuie grandement sur une force des images qui renforce le propos et l'émotion dégagée par l'histoire. L'interprétation des comédiens est bonne et convaincante, surtout de la part de Romain Duris (un peu moins à mon avis avec John Malkovitch).

Film français tourné au Etats Unis (ah le gigantisme de la "grosse pomme" est toujours une grande affaire à filmer!) "Et après" reste un film vivant, convaincant sans être renversant sur un sujet assez rarement vu de cette façon dans le cinéma récent.

A voir. 

24.01.2009

Corps et ombres

Corps exangue

Morceaux de chair et souffle

Que peut-tu nous apprendre sur le sens de cette folie ?

Que peut-tu voir, toi qui est au seuil ?

Que peut-tu croire après une vie passée ?

Avec pour simple force, ta grandissante fragilité...

Tu nous apprend sans doute... la porte traversée

Que la vie souffrante que nous avons crû traverser

N'est qu'un leure, une chimère, une cage dorée

Tu nous apprend à la vivre, la vie, simple, sobre, conquérante

Avec plus de clarté pour toutes nos âmes errantes

Tu nous apprends que là, justement, dans l'instant, le temps s'enroule

Que nous ne savons rien de cette vie qui s'écoule

Tu nous apprends à en voir en chaque moment

Toute les joies profondes, de l'échange, de l'instant

Tu nous apprend peut être à être encore humain

Quand nos routes de vitesse prennent le temps du chemin

Tu nous apprend que nous ne savons rien

Du hauts de nos savoirs, de nos discours certains

Tu nous apprends justement à mieux appréhender

Cette route de nos combats, de nos fragilités

Une route si belle où nous voudrons rester.