24.01.2009

Corps et ombres

Corps exangue

Morceaux de chair et souffle

Que peut-tu nous apprendre sur le sens de cette folie ?

Que peut-tu voir, toi qui est au seuil ?

Que peut-tu croire après une vie passée ?

Avec pour simple force, ta grandissante fragilité...

Tu nous apprend sans doute... la porte traversée

Que la vie souffrante que nous avons crû traverser

N'est qu'un leure, une chimère, une cage dorée

Tu nous apprend à la vivre, la vie, simple, sobre, conquérante

Avec plus de clarté pour toutes nos âmes errantes

Tu nous apprends que là, justement, dans l'instant, le temps s'enroule

Que nous ne savons rien de cette vie qui s'écoule

Tu nous apprends à en voir en chaque moment

Toute les joies profondes, de l'échange, de l'instant

Tu nous apprend peut être à être encore humain

Quand nos routes de vitesse prennent le temps du chemin

Tu nous apprend que nous ne savons rien

Du hauts de nos savoirs, de nos discours certains

Tu nous apprends justement à mieux appréhender

Cette route de nos combats, de nos fragilités

Une route si belle où nous voudrons rester. 

17.01.2009

"IN VIVO" avec Nieke Swennen à l'EPSM d'Armentières

Bonjour

Je viens également de filmer pendant deux jours le résultat d'un atelier de danse contemporaine mise en place à l'E.P.S.M. d'Armentières par la chérégraphe Nieke Swennen.

Cette chorégraphe d'origine ostendaise travaille en immersion durant 1 ans sur 4 centre hospitaliers psychiatriques de France. A partir d'ateliers de danse mis en place dans chacun de ces centres en France, elle va composer un opéra dansé. Le travail de Neike Swennen mélange des patients et des membres de sa troupe (IN VIVO) dans une danse commune, un espace de liberté où les corps malade et valides se retrouvent et se vivent ensemble dans une même vibration artistique. Résultats de l'opéra "La chambre d'ange" en septembre 2009 à Limoges.

J'ai proposé de filmer l'atelier et la présentation de l'atelier de l'E.P.S.M. d'Armentières. Ils m'ont accueilli avec beaucoup d'enthousiasme.

Le résultat de ce travail de danse contemporaine est simplement impressionnant. A la fois émouvant, digne, beau et respectueux. Le travail de la danse permet une toute autre approche des corps des patients et des danseurs de la troupe. Chacun se rencontre, s'accueille, se réjouit et se retrouve dans la présence de l'autre.

Le résultat vidéo et photo de ce travail de deux jours sera bientôt terminé.

Le DVD "In vivo" à l'E.P.S.M. d'Armentières" est disponible pour 10 euros. (hors frais de port)

+++

Barton 

28.12.2008

Sous les pavés... "Les plages d'Agnès" !!

Admirateur d'Agnès Varda, gavé par les fêtes, et surtout espérant entre-apercevoir le fameux discret Chris Marker (dont je suis un grand admirateur et qui est un proche d'Agnès.)

Voilà donc de bonnes raisons d'aller porter un regard curieux sur le dernier documentaire d'Agnès Varda. 

Portrait autodocumentaire, qu'elle "cinécrit" (comme elle se plaît à le dire elle-même) dans un subtil mélange entre images de ses films, évocations de sa vie personnelle, photos de voyages ou d'enfance...

Le résultat aurait pû être une nostalgie de vieille femme qui se lamente sur elle-même et sur ces années passées. Mais c'est bien sûr oublier le travail poétique de cette grande admiratrice des collages et jeux de mots (une chose qu'elle partage aussi avec Chris Marker à mon avis)...

Le résultat est jubilatoire, pas rébarbatif et honnête. Une bouffée d'air cinématographique en cette fin 2008 qui est assez monotone. 

C'est une leçon de cinéma, une leçon de liberté et de courage pour faire ses films bien sûr, mais aussi pour toujours voir la vie, comme elle la voit !... du grand art assurément ! du grand cinéma dans son bricolage surréaliste !

Pour ce qui est de Chris Marker, j'ai dû me contenter d'une figurine de son chat "totem" "Guillaume en egypte" qui a cependant une place de choix dans ce récit haut en couleurs... et là où il y a Guillaume-en-Egypte, le film-Marker, n'est pas loin ;-)

Un documentaire d'auteur hautement recommandable pour lutter contre les petites déprimes hivernales ou même les crises les plus graves !

Bricolez mes gens, bricolez !